Qu’est-ce que la post-édition ?

Post-édition : derrière ce nom barbare, se cache la fusion entre la traduction humaine, et la traduction automatique. On constate ces dernières années une amélioration grandissante des productions traduites par un ordinateur, et le temps où la machine traduisait « comment allez-vous ? » par « how go you ? » semble révolu. Pour autant, peut-on vraiment se passer d’intervention humaine ?

Les progrès de la traduction automatique

Auparavant, la TA se basait sur des mots courants et un répertoire de règles grammaticales. Puis, elle a été supplantée par la traduction automatique statistique (TAS), qui reposait sur des corpus parallèles en plusieurs langues. C’est comme ça que l’on pouvait retrouver des traductions très calquées, ou des termes mal utilisés.

 

L’amélioration très nette des traductions automatiques (TA) est due aux progrès de la traduction automatique neuronale (TAN). On peut se faire la réflexion que l’on a besoin de neurones pour traduire, et que ça n’est pas tellement une révolution puisque nous en possédons tous quelques-uns.

C’est vrai. Mais il ne s’agit pas de neurones humains. En effet, la TAN fonctionne grâce à l’intelligence artificielle, qui est aujourd’hui capable de replacer des mots dans leur contexte. À l’instar du cerveau humain, elle apprend. Au plus la machine est nourrie de textes et de productions écrites, au mieux elle traduira.

Et la post-édition dans tout ça ?

Qu’est-ce-que la post-édition ?

À mi-chemin entre la traduction et la révision, on peut définir la post-édition par le fait de relire et modifier une traduction produite au préalable par une machine. Le traducteur va aligner le texte original avec le texte traduit produit par la machine, c’est-à-dire qu’il va faire correspondre chaque phrase traduite avec chaque phrase originale, puis les relire et corriger au besoin.

L’intervention humaine ?

Il arrive encore que la machine traduise les phrases un peu trop calquées sur le texte d’origine, qu’elle n’adapte pas des jeux de mots, ou encore que la formulation des phrases ne corresponde pas à ce qu’un natif dirait. Rappelons-le, une bonne traduction est une traduction qui ne semble pas l’être. Ainsi, le traducteur devient un hybride entre traducteur et relecteur, et il va corriger ces petites erreurs. Ces corrections peuvent donc porter sur des contre-sens, des erreurs de formulation, de syntaxe, de style ou encore de ponctuation.

De plus, si la traduction automatique de l’anglais vers d’autres langues d’un texte sans vocabulaire spécifique est efficace et plutôt impressionnante, il n’en va pas de même pour des textes très spécialisés dans une paire de langues qui n’implique pas l’anglais.

Un traducteur sera spécialisé dans son domaine, là où un traducteur automatique aura simplement accès à un ensemble de termes issus de textes qu’il restituera dans un contexte. Pour autant, il est possible que ces termes ne soient pas ceux les plus utilisés, ou que leur usage soit propre dans ce contexte. L’intervention humaine reste tout de même absolument nécessaire.

Pourquoi post-éditer alors ?

La post-édition présente évidemment un gain de temps considérable. Le traducteur ne se casse plus la tête à trouver des tournures de phrases, à s’arrêter sur chaque mot pour en trouver le sens. Il ou elle n’a qu’à balayer l’alignement des mots des yeux à la recherche des erreurs que nous avons citées plus haut, les corriger et reformuler si nécessaire. Bien sûr, dans les textes un peu spécialisés, quelques recherches terminologiques seront toujours nécessaires pour s’assurer de l’exactitude scientifique, mais rien qui n’entamera le temps précieux gagné.

Conclusion :

La post-édition s’impose encore doucement dans l’industrie de la traduction. Grâce au gain de temps qu’elle permet, beaucoup se tournent de plus en plus vers cette solution. Malgré ses progrès, la biotraduction reste la solution la plus utilisée pour produire des traductions.

 

Article rédigé par Caroline Llorens.

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