4 idées reçues sur la traduction

Qu’est-ce que la traduction exactement ?

La facilité voudrait que cela soit l’association littérale de chaque mot d’un texte à son équivalent dans la langue traduite. Malheureusement, ou heureusement pour la diversité des cultures et des visions du monde, ce n’est pas du tout le cas. Adieu dictionnaire généraliste et logiciel de traduction automatique…

En réalité, la traduction consiste à comprendre le sens d’un texte – avec sa finalité et ses spécificités de style, de domaine, de lectorat, etc. – et à le retranscrire dans un texte dont le sens est équivalent et qui produit le même résultat sur le lectorat cible. Cela revient à comprendre les ambiguïtés, les jeux de mots, les références culturelles, les effets de tournure, mais également à connaître le vocabulaire technique, les conventions typographiques et stylistiques (pensez aux tournures des contrats) et le lectorat cible (des professionnels du secteur, des adolescents, des patients atteints du cancer, ou encore le public d’une manifestation culturelle ?).

Idées reçues ou pièges à éviter pour des traductions de qualité

1/ « Une personne bilingue peut faire une bonne traduction »

Tout d’abord, n’est pas bilingue qui veut… Les vrais bilingues sont assez rares : ils ont grandi dans une double culture, et ont un niveau de maîtrise équivalent dans deux langues, qui sont toutes les deux considérées comme leurs langues maternelles. Mais, s’il est vrai que la maîtrise d’une langue étrangère est un prérequis pour faire un bon traducteur, cela n’est pas suffisant. Un bon traducteur, c’est avant tout une personne qualifiée, qui en a fait son métier et qui a de la pratique. Elle sait respecter le sens de la source tout en s’exprimant clairement, dans le style et selon les conventions appropriées, avec les tournures et/ou le vocabulaire technique spécifique au domaine, et à destination du public ciblé. Rappelez-vous : savoir écrire ne fait pas de vous un écrivain…

2/ « Un traducteur anglais-français peut traduire dans les deux langues »

Très rarement. En revanche c’est ce que fait l’interprète, d’où la confusion. Traducteur et interprète sont deux métiers différents : le traducteur écrit, l’interprète parle. Certains profils sont traducteurs-interprètes mais les compétences nécessaires à ces deux activités sont assez différentes. Alors que l’interprète traduit dans l’instant, et peut reformuler en cas d’incompréhension, le traducteur est là pour retranscrire avec le plus de précision possible le texte d’origine, en partant du principe que chaque mot a été soigneusement choisi et a son importance. La traduction devra montrer le même niveau de maîtrise que l’original, d’où le fait de traduire vers sa langue maternelle uniquement. Alors que l’on pardonnera facilement à l’interprète une petite maladresse dans son expression orale en langue étrangère, le travail écrit du traducteur se doit d’être impeccable, en particulier lorsqu’il est destiné à une large publication.

3/ « Un bon traducteur peut tout traduire »

Malheureusement non. C’est un peu comme si on demandait à un informaticien d’écrire un document juridique ou à un pro du marketing de rédiger une notice technique. Un bon traducteur, c’est une personne qui connaît le secteur et le métier de son client, qui sait parler d’égal à égal avec des professionnels et comprend ce qu’il lit jusque dans les moindres détails. Une maîtrise indispensable pour fournir une prestation de qualité.

 4/ « les moteurs de traduction automatique peuvent traduire dans toutes les langues »

Tout le monde a entendu parler de Google Translate, Microsoft Translator ou de DeepL. Ces dernières années, ces outils ont fait de grands progrès grâce à l’intelligence artificielle et peuvent aider les traducteurs dans leur mission. Cependant, ils ne peuvent pas remplacer l’accompagnement et les conseils d’une agence de traduction, ni les connaissances et la sensibilité culturelle d’un traducteur natif.

Un traducteur sera spécialisé dans son domaine, là où un moteur de traduction automatique aura simplement accès à un ensemble de termes issus de textes qu’il restituera dans un contexte. Pour autant, il est possible que ces termes ne soient pas ceux les plus utilisés, ou que leur usage soit propre à ce contexte. Même si les moteurs de traduction automatique sont d’une grande aide aujourd’hui, l’intervention humaine reste absolument nécessaire. (lire notre article : Qu’est-ce que la post-édition ? )

 

Chez Birdwell, tous nos traducteurs et interprètes sont des professionnels de longue date, spécialisés dans différents domaines tels que : le marketing digital, la communication interne, le droit du travail, les dispositifs médicaux, la sécurité au travail, les centrales hydroélectriques, la recherche médicale, les applications mobiles, etc.

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